Traduction du draconique ancien – Feu, Infernal, Soleil

Comme cela faisait bien longtemps que je n’avais pas traduit de draconique, voici aujourd’hui trois stèles traduites au lieu d’une. Je n’ai pas ajouté de notes particulières pour deux d’entre elles, je cherche plutôt à avancer ce travail plus vite.


Feu

47 - Feu


Qethsegol vahrukiv kiir

Jun Jafnhar wo los ag

Nahlaas naal yol do

Lot dovah Lodunost


(This) stone commemorates (the) child

King Jafnhar who was burned

Alive by (the) fire of

(The) great dragon Lodunost.


(Cette) stèle commémore l’enfant-

Roi Jafnhar qui a été incinéré

Vivant par le feu du

Grand dragon Lodunost.

 

Notes : Comme pour tous les dragons, Lodunost a un nom composé de trois mots : LO-DU-NOST, soit Tromper-Dévorer-??? (NOST n’est pas dans mon dictionnaire… Ce qui s’en rapproche le plus est NUST, mais ça signifie « ils », ce qui n’a pas vraiment de sens ici).


Infernal

47 - Infernal


Aesa wahlaan qethsegol

Briinahii vahrukt Thohild

Fin toor wen smoliin ag

Frin ol Sahqo Heim


Aesa raised (this) stone

In memory (of her) sister, Thohild

The Inferno, whose passion burned

Hot as (the) Red Forge.


Aesa érigea (cette) stèle

En mémoire (de sa) sœur, Thohild

L’Infernale, dont la passion brûlait

Autant que (la) Forge Rouge.


Soleil

47 - Soleil


Het mah Herfodr

Shul-Kriid sahrot

Konahrik do Lumnaar

Do Krent Hahnu


Here fell Herfodr

Sun-Slayer, mighty

Warlord of (the) Valley

Of Broken Dreams.


Ici tomba Herfodr

Tueur-de-Soleil, puissant

Seigneur de guerre de (la) Vallée

Des Rêves Brisés.

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La matière noire et l’éther

Au gré de mes péripéties sur le vaste monde d’Internet, je suis tombé sur une chaîne Youtube, celle du Veilleur non Silencieux. Bien sûr, je ne suis pas tombé dessus par hasard ; mais j’ai mis de côté mes a priori, et j’ai lancé arbitrairement une vidéo sur un sujet sur lequel je pense pouvoir discuter, dont le titre est Q/R 53 – L’ETHER MATIERE NOIRE – SORTIE ASTRALE – NUTELLA ET PAMPERS.

Pour être plus précis, c’est la première partie qui m’intéresse, soit L’ETHER MATIERE NOIRE. J’ai écouté, et maintenant, je vais en discuter. Je tiens à préciser que je fais ça avec le désir d’apporter une critique la plus constructive possible ; Youtube est très bien, mais a le gros défaut de ne pas laisser la place à un commentaire détaillé tel que j’aimerai le faire ; donc mon humble blog me semble être l’endroit approprié.

Discutons, donc. Plutôt que de retranscrire ce qui est dit dans la vidéo et commenter point par point, ce qui serait fastidieux autant à écrire pour moi qu’à lire pour vous, Je vous donne ici un compte-rendu de mes réflexions. Il n’est donc pas obligatoire d’avoir vu la vidéo pour comprendre ce dont je vais parler ; cependant, je pense qu’il est mieux de le faire. En tout, la partie qui m’intéresse fait environ 15 minutes et commence vers 2:45.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je préfère préciser un petit point sur moi, parce que cela me semble important vis-à-vis du sujet traité ici : j’ai personnellement suivi de longues études scientifiques ; je pense donc être en mesure de parler au nom de la communauté scientifique, et d’expliquer ce qu’est la matière noire et l’éther vu d’un point de vue scientifique.

C’est, il me semble, important de le préciser pour mettre les choses au clair dès le début : je ne parlerai que de ce qui est de mon domaine, et sûrement pas du reste de la vidéo (que je n’ai pas regardé) ni de sujets politiques ou qui n’entrerait pas dans mon domaine de connaissances.

Ceci dit, commençons.

La matière noire

Et commençons par le sujet principal de cet extrait de vidéo, la mystérieuse matière noire. David Louapre, vidéaste à ses heures perdues, l’explique très bien sur sa chaîne Science Étonnante [https://www.youtube.com/watch?v=M5X_Ijxm2bw] ; mais comme ses explications peuvent parfois être calculatoires et en rebuter certains, je vais reprendre ses explications dans les grandes lignes, en évitant les mathématiques.

Comme souvent pour une théorie, celle de la matière noire a vu le jour après une observation qui ne peut pas être expliquée par une autre théorie déjà en place. Cette observation concerne le mouvement de rotation des étoiles autour du centre des galaxies. Pour bien se figurer le problème, la photo d’une galaxie vous aidera probablement.

Puisque nous sommes nous-mêmes à l’intérieur d’une galaxie (la Voie Lactée), les étoiles qu’on peut distinguer sur cette image appartiennent elles aussi à la Voie Lactée ; le tourbillon visible derrière se trouve être la galaxie d’Andromède, la plus proche de nous. Cette galaxie est donc composée d’étoiles qui tournent autour de son noyau.

À partir des théories de la mécanique newtonienne sur la gravitation, on peut penser que les étoiles les plus éloignées du noyau devraient tourner moins vite que celles qui en sont proches (chose qu’on observe très bien quand on mesure la vitesse de rotation des planètes autour du Soleil) ; or, des observations au télescope montrent qu’en fait, à partir d’une certaine distance du noyau de la galaxie, les étoiles tournent toutes à la même vitesse.

Une des théories qui permettraient d’expliquer cette observation est la théorie de la matière noire ; elle est qualifiée de « noire », car ce serait de la matière qui n’émet pas de lumière, mais qui serait pourtant présente en grande quantité, surtout autour des galaxies. Si effectivement la matière noire existe, alors les observations sur le mouvement des étoiles au sein des galaxies seront justifiées. Mais pour savoir si elle existe, il faudrait pouvoir le prouver en observant cette fameuse matière noire.

Imaginer quelque chose avant de l’avoir observé, dans l’histoire des sciences, ce n’est pas nouveau ; par exemple, Neptune a été imaginée parce qu’on observait des fluctuations dans le mouvement d’Uranus, et seulement ensuite, elle a été observée au télescope. Même principe pour le fameux boson de Higgs, ou encore la théorie des ondes gravitationnelles.

Et c’est là qu’il y a un premier hic : l’auteur de la chaîne le Veilleur Silencieux, dans sa vidéo, semble partir du principe que la matière noire ait été découverte ; or ce n’est pas encore le cas, et si ça se trouve, elle n’existe même pas, et une autre théorie expliquera ce que l’on observe.

Autre remarque : la matière noire n’est probablement pas « tout autour de nous », sinon, on observerait le même mouvement pour les planètes autour du Soleil que pour les étoiles autour du noyau galactique, et la question ne se poserait pas. Donc cela est incompatible avec cette idée de « double éthérique » dont parle l’auteur de la chaîne.

L’éther, dans le domaine de la physique des ondes

Passons maintenant à la notion d’éther. Parce que oui, l’éther est aussi une théorie en science, en particulier dans le domaine de la physique des ondes. Et là encore, cela vient d’une observation qui semble contraire à ce qu’on imaginait. L’article de Wikipédia sur le sujet est très bien documenté.

De nombreux scientifiques, à partir du XVIIIème siècle, parmi lesquels notamment Descartes, Newton et Maxwell, ont émis l’hypothèse de l’existence de l’éther pour expliquer comment peuvent se propager les ondes électromagnétiques (la lumière, entre autres) et le phénomène de gravitation.

Je ne vais pas entrer dans les détails, mais après un certain nombre d’expériences tentant de détecter l’éther s’étant soldé par des échecs, l’arrivée d’une autre théorie, la relativité restreinte d’Einstein, montre qu’il est tout à fait possible d’expliquer les observations sur la lumière et la gravitation sans avoir besoin de l’éther. La théorie de l’éther est donc finalement abandonnée depuis Einstein.

C’est pour cela qu’il est facile de faire un parallèle entre la théorie de l’éther et la théorie de la matière noire : dans les deux cas, on suppose l’existence de quelque chose de matériel mais qu’on n’aurait pourtant jamais observé. Et peut-être qu’il arrivera à la théorie de la matière noire la même chose qu’il s’est passé pour la théorie de l’éther : l’apparition d’une théorie concurrente justifiant les observations sans supposer l’existence de quelque chose de nouveau.

Sauf que dans la vidéo de la chaîne du Veilleur non Silencieux, ce n’est pas cet éther-là qui est évoqué, malgré le rapprochement qui peut être fait avec la matière noire.

L’éther de Platon et Aristote

Comme il est évoqué dans la vidéo, je cite : « comme ils ne veulent pas le reconnaître puisque cela fait plus de 2000 ans que Platon a dit que l’éther était autour de nous et nous entourait, hé bien ils ne veulent pas le reconnaître puisqu’on a dit que l’éther était une hérésie scientifique parce que ce n’est pas démontrable et blablabla. » (à partir de 5:06), on parle ici d’une théorie plus ancienne de l’éther, datant de l’époque de Platon, et surtout, en fait, d’Aristote. Bien sûr, que cette théorie soit plus ancienne ne signifie pas qu’il faut lui apporter moins de crédit, on s’entend là-dessus.

Pour cette définition de l’éther, ma source reste l’article de Wikipédia sur le sujet. L’éther serait donc l’un des éléments constitutifs de la matière, aux côtés de l’eau, du feu, de la terre et de l’air. C’est donc une théorie visant à expliquer de quoi nous serions constitués.

Oui, mais encore une fois, plusieurs observations ont été menées depuis, et surtout, une autre théorie est apparue : celle que la matière serait constituée d’atomes, et qu’il n’y en aurait pas quatre ou cinq types, mais plutôt 94 naturels, et jusqu’à 118 si on compte ceux créés artificiellement par l’Homme. Cette théorie de l’atome fait largement consensus, et a permis d’expliquer une large palette d’autres phénomènes, comme les réactions chimiques ou la radioactivité.

Dans la vidéo, l’éther de Platon est aussi relié au concept d’énergie vitale. Là encore, on a pu expliquer beaucoup de choses sur la vie sans avoir nécessairement besoin de supposer l’existence de l’énergie vitale.

Il y a là trois principes importants à retenir : tout d’abord, le principe de parcimonie ou rasoir d’Ockham. Quand on a deux théories portant sur le même phénomène, il est préférable de privilégier celle qui apporte le moins de questions supplémentaires. Si par exemple, je me rends compte que ma télévision a disparue chez moi, je vais plutôt privilégier l’hypothèse qu’un voleur se serait introduit chez moi, plutôt que celle qui consiste à dire que des extraterrestres l’auraient fait disparaître pour éviter que je l’allume en entrant chez moi et que j’apprenne une information capitale qu’ils n’aimerait pas que je sache.

Attention, le rasoir d’Ockham ne veut pas dire que l’hypothèse la plus simple est forcément la bonne, mais juste qu’elle est celle à privilégier quand on cherche à expliquer un phénomène.

Deuxième principe important : la charge de la preuve. Ce n’est pas à ceux qui n’y croient pas de prouver que l’énergie vitale existe ou non, mais plutôt à ceux qui y croient de le faire. Les scientifiques favorables à la vision de Platon sur l’éther ont bien essayé d’en prouver l’existence, mais ceux favorables à la théorie des atomes, eux, ont réussi à montrer que la matière est effectivement plus complexe, et pas seulement composée de quatre ou cinq éléments.

L’auteur de la vidéo insiste de nombreuse fois en disant que c’est aux scientifiques de prouver l’existence de l’éther et de l’énergie vitale, ou d’autres théories non acceptées par la communauté scientifique. Sauf que c’est à ceux qui prétendent que ces choses existent de prouver qu’elles existent bel et bien, et non l’inverse.

Troisième principe important : la science ne vise pas à expliquer pourquoi les choses fonctionnent d’une certaine manière, mais plutôt comment. Vous mettrez toujours la science dans une impasse si vous lui demandez « pourquoi sommes-nous vivants ?», car elle n’a pas d’explication à donner là-dessus. Par contre, à la question « comment sommes-nous vivants ? », elle vous répondra qu’on reste vivant tant que nos systèmes vitaux, les systèmes respiratoires, cardio-vasculaires et digestifs, sont fonctionnels. Elle pourra même vous apporter moult détails sur le fonctionnement de ces systèmes.

Pour en revenir au sujet de la matière noire, finalement, on ne voit pas bien le rapport entre la matière noire et l’éther décrite par Aristote, à part le fait que ce serait quelque chose d’invisible et encore non découvert.

Autres remarques

Je pense avoir fait le tour du sujet en ce qui concerne la matière noire et l’éther, mais j’aimerai revenir sur certains points, en vrac, de la vidéo.

Tout d’abord, j’aimerais m’assurer que je suis clair sur un point : je ne prends absolument pas l’auteur de la chaîne du Veilleur non Silencieux pour un idiot, bien au contraire ; je veux juste débattre, avec lui si possible, d’un sujet qui m’intéresse.

Il a effectivement le droit de parler de la science et d’exprimer son avis dessus ; la science n’appartient pas qu’aux scientifiques, mais à tout le monde. Je déplore d’ailleurs sa vision de la communauté scientifique, qui « contrôlerait le monde », alors qu’au contraire, tous les brevets et les avancées scientifiques sont disponibles à tous après vérification, dans des revues spécialisées, ou plus simplement, sur des services comme Google Scholar. Rien n’est caché, sauf par des scientifiques peu scrupuleux, rejetés par leurs pairs.

Un conseil que je donne volontiers car j’ai fait le même genre d’erreur dans ma vie : il ne faut jamais parler d’un sujet à l’improviste, surtout sans s’être documenté dessus avant, car c’est le meilleur moyen de faire des erreurs. C’est particulièrement important sur Internet, où on peut relativement facilement avoir des milliers de spectateurs/lecteurs. Donner ses sources aussi, c’est important.

Citation, à partir de 6:14 : « Vous êtes encore en train de nous dire que la Lune s’est formée par un agrégat d’astéroïdes et de cailloux qui se sont amoncelés pour former une belle planète bien ronde. Donc tant que vous nous prendrez pour des cons, on risque pas d’avoir un discours… c’est sûr. Surtout quand on est sûr de soi.»

Être sûr de soi ne veut pas nécessairement dire qu’on a raison. Les scientifiques ne sont pas sûrs des théories qu’ils énoncent ; elles sont simplement ce qui leur semble être la meilleur explication à un problème donné, jusqu’à preuve du contraire.

Parlons rapidement de cette histoire de formation de la Lune. Ce que vous décrivez, c’est plutôt la manière dont on pense que les planètes, comme la Terre, se sont formées. Dans le cas de la Lune, on pense justement que ça ne s’est pas forcément passé comme ça. En tout cas, cette théorie de l’agrégation de matière pour former les planètes est plutôt bien connue et de nombreuses observations vont dans ce sens, même si d’autres nous poussent à nous poser des questions.

La Lune n’est pas une belle planète bien ronde, surtout quand on voit très bien tous les cratères qui la parsèment. La Terre non plus d’ailleurs ; elle est légèrement bombée au niveau de l’équateur. Pendant qu’on y est, j’ajouterais que son orbite autour du Soleil est loin d’être un cercle parfait, mais qu’il s’agit plutôt d’une ellipse, qui de plus change légèrement au fil du temps.

Non, l’univers n’est pas géométriquement parfait.

Vu que cet article est déjà bien long, je passerai sur certaines autres affirmations ayant un lien avec la science ; par contre, je reviendrai éventuellement dans un autre article sur l’unité Bovis et l’angström évoqués à partir de 11:18, parce qu’il y a, là aussi, beaucoup de choses à en dire.


Voilà. Pour conclure, vous vous doutez peut-être que c’est là mon premier essai de critique en tant que zététicien amateur ; dans tout mon article, j’ai souhaité donner un bon exemple de la zététique, et ne pas tomber dans la condescendance ou être hautain dans mes propos. J’espère avoir réussi cet objectif. Que ce soit le cas ou non, n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez en commentaire.


AJOUT – 30/05/2018

Je recopie ici la discussion que j’ai pu avoir dans l’espace commentaire de la vidéo avec son auteur :

Nevjoia :

J’ai trouvé très intéressant votre première partie sur l’éther et la matière noire. Tellement intéressant, en fait, qu’il n’y a pas assez de place dans les commentaires Youtube pour me permettre de donner un avis détaillé là-dessus. Du coup, je l’ai fait sur mon modeste blog : https://curieuseimagination.wordpress.com/2018/05/10/la-matiere-noire-et-lether/

Je serai tout aussi intéressé de savoir ce que vous en pensez.

Le Veilleur non silencieux :

j’ai lu votre article, je vous remercie de l’interet que vous portez à ce sujet . toutefois vous faites plusieurs erreurs, notamment lorsque vous me citez quand je dis « c’est aux scientifiques de démontrer que l’éther existe », en rajoutant que c’est moi qui affirme que l’éther existe ! en fait non ! les scientifiques affirment la meme chose en disant que la matière noire et l’énergie noire existent sans savoir ce que c’est ! et moi je dis : c’est l’éther !

un jour ces memes scientifiques comprendront que l’éther à quatre sous couches, ci je puis dire, et que ces 4 subdivisions comprennent tout ce qui existe dans le domaine atomique énergétique et moléculaire ! rien n’existe physiquement qui n’existe déja dans l’éther !

l’éther est le moule énergétique de la matière ! la matière s’agglutine sur le moule invisible à nos yeux qu’est l’éther ! l’éther est une matière en mouvement, qui suit la pensée créatrice !

la seule véritable question est : qui est cette pensée créatrice qui créé les humains, les planètes , les sytemes solaires, etc…. quand les scientifiques répondront à ces questions ils auront résolu le problème de dieu et de la création ! à ce moment la, les religions n’auront plus lieu d’etre, et la science physique aura rejoint l’occultisme

merci

Nevjoia :

Merci d’avoir lu mon article, et de m’avoir répondu.

Donc si je comprends bien, il n’y a aucun doute sur le fait que vous affirmiez que l’éther existe, mais vous reprochez aux scientifiques d’affirmer la même chose en lui donnant un autre nom et en niant s’être trompés.

Sauf que pour l’instant, à chaque fois que je me suis intéressé à la matière noire ou qu’on m’en a parlé, on m’a à chaque fois prévenu que ce n’était qu’une théorie, donc que personne n’était sûr et certain qu’elle existait. Donc non, je ne suis pas d’accord avec vous, la communauté scientifique n’affirme pas que la matière existe, elle en fait seulement l’hypothèse.

Ne serait-ce que quand on jette un oeil à l’article Wikipédia sur la matière noire (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mati%C3%A8re_noire), ça saute aux yeux dès l’introduction ; jamais rien n’est affirmé, on ne nous parle que d’hypothèses. Et comme je sais que Wikipédia peut parfois se tromper, j’ai trouvé une autre source (https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/physique-matiere-sombre-46/) où là aussi, on ne parle que de preuves indirectes de l’existence de la matière noire.

Les scientifiques n’ont pas encore prouvé l’existence de la matière noire, ils n’ont donc aucune raison de la rapprocher de l’éther. Quand bien même, comme je l’ai dit dans mon article, votre vision de l’éther ne correspond pas vraiment avec la description de la matière noire donnée par les scientifiques.

Le Veilleur non silencieux :

Nevjoia ça viendra ! Je n’ai aucun doute là dessus ! L’occultisme est la seule voie pour comprendre la création et ses mécanismes ! La science la rejoindra tôt ou tard ! C mon ultime certitude

Nevjoia :

Si je ne partage pas votre certitude, au moins je partage votre envie de rapprocher nos deux mondes. Ceci dit, qu’est-ce que c’est exactement, pour vous, l’occultisme ? Ce n’est pas quelque chose à laquelle j’ai l’habitude, donc je préfère vous demander au lieu d’en avoir une vision erronée et entachée de préjugés.

Par contre, ce qui ne me plait pas du tout, c’est que vous parlez souvent des « scientifiques » sans vraiment les connaître, manifestement. Ce qui m’embête le plus, c’est quand vous dites dans cette même vidéo que les scientifiques « contrôlent le monde », ou sont les « dieux des cartésiens »… Je trouve dommage que vous ayez une telle vision et de tels préjugés envers eux.

C’est en partie ce qui m’a motivé à écrire cet article, d’ailleurs ; vous semblez souvent questionner la communauté scientifique ; je voulais du coup vous apporter notre vision des choses.

Ce dernier message date d’il y a deux semaines ; j’attends encore une éventuelle réponse, malheureusement je doute qu’elle ne vienne.

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La zététique

Cela fait bien trop longtemps que je n’avais pas ajouté un article à cette petite bibliothèque personnelle qu’est Curieuse Imagination. Je vais régler ça en vous parlant d’un sujet qui m’intéresse énormément ces derniers temps, et qui n’est pas prêt de me lasser tellement il est vaste : j’ai nommé, la zététique.

Non, pas la diététique. La zététique.

Je vais essayer de vous expliquer ici ce que c’est. Ensuite, je compte bien me positionner en zététicien amateur dans certains de mes prochains articles. Internet est gigantesque, il y a largement de quoi faire.

Et donc, c’est quoi, la zététique ?

Si je devais en donner une définition courte, je dirais que la zététique, c’est l’étude de la critique. De nos jours, jamais autant d’informations ne s’étaient échangées de par le monde ; des informations, oui, mais aussi de la désinformation, des rumeurs, des « fakes », des hypothèses hasardeuses… Il est donc indispensable de garder un esprit critique et de rester sceptique face à tout ce qu’on nous raconte. Et pour ça, il faut aussi s’intéresser à comment vérifier une information, mais aussi au pourquoi il nous arrive de croire à quelque chose de faux, non vérifié, voire invérifiable.

C’est tout cela, la zététique.

Attention : le but n’est pas de tout rejeter en bloc, au contraire. Une hypothèse extraordinaire peut nous paraître fausse de prime abord, mais si suffisamment de preuves sont apportées, il convient d’admettre que cela peut être vrai, finalement. Et vice-versa : il ne faut pas accepter une hypothèse extraordinaire sous prétexte que la personne qui l’a énoncée est digne de confiance. Car n’importe qui peut se tromper, après tout.

Petit exemple avec une hypothèse aussi ordinaire que fictive : imaginez qu’une personne, que vous savez être non-fumeur et être fermement contre la cigarette, vous dise qu’il est interdit de fumer à l’endroit où vous vous trouvez ; si vous-même, vous n’aviez qu’une seule envie, c’est de vous en griller une, vous allez avoir tendance à ne pas la croire. Si maintenant c’est un policier qui vous le dit, alors vous auriez tendance à le croire.

Si en plus la règle qui dit si oui ou non il est autorisé de fumer à cet endroit se trouve dans un règlement long de dizaines de pages situé à un endroit difficilement accessible, alors vous n’allez probablement pas vérifier. Que faire alors ? Croire sur parole l’officier de police ? Ou rejeter systématiquement le militant anti-tabac ? Une solution, dans ce cas, serait d’aller fumer là où vous êtes sûr que cela est autorisé, en attendant de pouvoir éventuellement vérifier.

C’est aussi comme cela que les idées reçues apparaissent : de nombreuses personnes affirment un fait qui semble vraisemblable, personne ne vérifie ni ne cherche de preuves que cela est vrai, et tout le monde fini par accepter l’idée… Qui finalement s’avère être fausse.

Un exemple : de nombreuses personnes (dont moi, il fut un temps) pense que les personnes avec les yeux clairs sont plus facilement éblouies par le soleil que les autres. C’est assez facile à croire, surtout quand vous avez-vous-même les yeux bleus. Sauf qu’en faisant quelques recherches, on se rend vite compte que c’est une idée reçue, et que la couleur des yeux n’a rien à voir avec ça.

C’est pour cela que la zététique s’intéresse aussi à la méthode scientifique : c’est une façon de raisonner qui a fait ses preuves, et qui surtout a le mérite de ne rien prendre pour acquis. En tout cas dans l’idéal. Utiliser un raisonnement scientifique, c’est mettre toutes les chances de son côté pour éviter de croire à de fausses informations. Étudier les sources d’où sont tirées les informations est aussi une bonne manière de se protéger de ça.

Et pour couronner le tout, un bon zététicien doit aussi porter un regard critique sur lui-même et sur sa manière de penser. C’est l’étude des biais cognitifs : notre cerveau est un outil formidable capable de mener des raisonnements complexes à la vitesse de l’éclair ; mais le désavantage de cette vitesse, c’est qu’il fait aussi des raccourcis qui parfois faussent nos raisonnements. Exemple d’un biais cognitif tout simple : on est naturellement plus enclins à croire et à obéir à une personne portant un uniforme (de policier, par exemple), même si cette personne n’est pas ce qu’elle prétend être. Ça marche aussi avec les blouses blanches.

Je me rends compte que je parle de beaucoup de concepts importants qui mériteraient chacun un article entier les concernant. Mais le mieux, c’est que je vous présente certains sites et chaînes Youtube qui parlent vraiment très bien de ce sujet. Et d’ailleurs, s’il y a bien un site en particulier qu’il faut retenir, c’est bien celui de l’Observatoire Zététique, associé à la chaîne d’Hygiène Mentale. Les vidéos de la chaîne expliquent très bien les principes de la zététique sans être condescendant ni hautain, et le site montre quelques exemples d’application de la zététique réalisés à la perfection.

Autrement, si vous souhaitez approfondir le sujet, je vous conseille la Menace Théoriste et la chaîne Youtube associée, la Tronche en Biais, ainsi qu’une autre chaîne, Mycéliums, qui elle s’intéresse plus particulièrement aux biais cognitifs.

Mais encore Cortecs.org, que je n’ai pas encore eu le temps d’explorer en profondeur mais qui se montre déjà intéressant, et d’autres chaînes, comme Horizon Gull ou la statistique expliquée à mon chat, qui ne sont pas entièrement consacrées à la zététique mais qui l’évoquent régulièrement.

Et sinon, ce sujet m’intéresse tellement que je compte bien remplir mon blog d’articles sur le sujet, donc vous allez en entendre encore parler ici, c’est sûr.

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Ordre de lecture de l’Hérésie d’Horus

Étant un grand fan de l’univers du monde de Warhammer, comme vous avez sûrement déjà pu le constater, je me suis lancé il y a peu dans la lecture d’une colossale série de romans sur le thème de l’Hérésie d’Horus, époque fort intéressante de l’histoire de Warhammer, au temps où les Primarques et l’Empereur lui-même foulaient encore la terre de milliers de mondes.

Et j’en ai appris beaucoup, surtout à propos de l’origine de l’Empereur et de ses fils, ainsi que la manière par laquelle certains Primarques se sont tournés du côté du Chaos. J’ai appris que bien évidemment, tout n’était pas noir ou blanc, même les Dieux du Chaos et l’Empereur, et que certains avaient eu de très bonnes raisons de trahir.

Le problème, c’est que les romans ne sont pas parus dans l’ordre chronologique des évènements, et qu’il est difficile de savoir à quel moment ils se déroulent, s’il faut en avoir lu d’autres avant, bref, dans quel ordre il faut les lire. C’est d’autant plus compliqué qu’il y a 18 Primarques et autant de légions à suivre, plus une multitude d’autres protagonistes, comme l’Empereur, Malcador (son régent), un certain John Grammaticus, et j’en passe.

J’ai donc cherché sur Internet, et même si j’ai trouvé un excellent document à ce sujet (que vous pouvez trouver ici : http://www.black-librarium.com/t3160-horus-heresy-ordre-de-lecture-et-pre-requis-entre-publications), il faut reconnaître qu’il est tout de même compliqué de s’y retrouver, surtout qu’il n’y a que les romans et les nouvelles des recueils qui m’intéressent, pas les fichiers audio et autres…

Du coup, je me suis lancé dans ma propre chronologie des évènements, avec seulement les romans que j’ai lu, et déjà, c’est assez compliqué de s’y retrouver ! J’ai classé les livres par rapport aux évènements importants (Ullanor, Nikaea, Davin, Istvaan III et V, et la Tempête de Ruine), aux théâtres d’opérations d’importance (Istvaan, Ultramar, Prospero, et bien évidemment, Terra) et par légion.

Chaque cadre correspond donc à un livre, avec en gras le principal protagoniste (souvent une légion), et en dessous les protagonistes secondaires.

Et rassurez-vous, j’ai bien fait attention à ne mettre aucun spoiler !

44 Ordre de Lecture de l'Hérésie d'Horus V1

Cliquez dessus pour l’avoir en taille réelle et pouvoir y voir quelque chose…

Et parce que ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver (surtout quand on vous parle de la XIIIème Légion sans vous préciser laquelle c’est), voici la liste des Légions avec le nom de leur Primarque respectif.

44 Liste des Légions

Je mettrai à jour le tableau au fil de mes lectures, et je ferai peut-être un article spoiler qui résume les romans, pour ceux qui n’ont pas trop envie de lire une quarantaine de livres, aussi intéressants soient-ils…

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Formateur FanTrad 1.0

Alors que je travaille actuellement sur la version 2.0 du Projet GIA (pour les plus curieux, voilà à quoi cela ressemble pour l’instant), j’ai décidé de faire une pause dans la programmation de cet ambitieux projet tout en continuant à m’entraîner à programmer. J’ai donc fabriqué un petit logiciel qui me fait gagner beaucoup de temps quand je traduis des mangas (au cas où vous ne le sauriez pas, je fais partie de la team de FanTrad Japan-shin en tant que traducteur/checkeur).

Ce programme me permet de formater automatiquement le texte. Car pour que le checkeur  (celui qui corrige les fautes de français du traducteur) et l’éditeur (celui qui ajoute le texte dans les bulles du scan) s’y retrouvent, il faut respecter un format particulier en précisant si le texte est inclus dans une bulle, en dehors d’une bulle, s’il s’agit d’une onomatopée, d’une NDT, etc.

Voilà à quoi ressemble le programme :

formateur-test

Et ce à quoi ressemble le fichier texte finalement généré pour être mis à disposition des autres membres de l’équipe :

formateur-fichier-genere

Je ne compte pas garder ce programme pour moi ; si vous voulez l’utiliser, vous pouvez le télécharger ici : Formateur FanTrad version 1.0.0.1

Pour l’utiliser, rien de plus simple : il vous suffit d’ouvrir ou de créer un nouveau chapitre avec Fichier –> Nouveau ou Fichier –> Charger. Vous pouvez ensuite ajouter une ligne en sélectionnant son type (bulle, hors-bulle, SFX, NDT, …) et en écrivant son contenu dans l’espace à côté, puis en appuyant sur le bouton Ajouter/Modifier.

La fenêtre en dessous vous donne un aperçu de la page que vous êtes en train de traduire ; vous pouvez accéder à n’importe quelle ligne en cliquant dessus pour la modifier, la supprimer ou insérer une nouvelle ligne.

De même, vous pouvez accéder à n’importe quelle page en sélectionnant un numéro de page. Si la page n’existe pas, une nouvelle page vide sera créée.

Vous pouvez ensuite sauvegarder votre chapitre en cours, et une fois que vous l’avez fini, vous pouvez générer un fichier texte dans le menu Fichier.

En allant dans l’aide, vous trouverez pleins de raccourcis clavier pour vous simplifier encore plus la vie !

Remarques :

  • J’ai un soucis pour le moment avec les filtres des boîtes de dialogue pour charger/sauvegarder. Ça veut dire que quand vous chargez ou que vous sauvegardez, vous pouvez théoriquement sélectionner n’importe quel fichier de votre ordinateur. Mais pas d’inquiétudes, il ne se passera rien si le fichier que vous avez sélectionné n’est pas un fichier Binairies (terminant par .bin). De même, lors de la génération d’un fichier texte, il ne se passera rien si le fichier sélectionné n’est pas un fichier texte (terminant par .txt).
  • La correction grammaticale et orthographique n’étant pas incluse, je conseille aux traducteurs de copier/coller le contenu du fichier texte générer dans Word pour réduire un peu la quantité de travail du checkeur, il vous remerciera probablement !
  • Si le checkeur possède lui aussi le logiciel, il est possible de lui transmettre le fichier de sauvegarde directement, qu’il pourra ouvrir pour checker la traduction.
  • Merci à Raito_Sama pour avoir déniché un méchant bug qui affichait une erreur à l’ajout d’une ligne (voir les commentaires pour plus de détails). Le problème a été réglé dans la version 1.0.0.1.

Voilà. Si vous utilisez mon programme, merci de me le dire en commentaire, je serais curieux de savoir combien de personne est intéressé. De même, si vous avez des suggestions ou des remarques, n’hésitez pas !

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Il fait trop froid pour qu’il neige (?)

               Ça faisait longtemps que je n’avais pas écrit d’article scientifique. Justement, on m’a récemment donné un sujet d’actualité. Alors que je souhaitais voir de la neige tomber pour noël, quelqu’un m’a dit : « non mais de toute façon, il fait trop froid pour qu’il neige ».

               Vraiment ? J’avais oublié cette affirmation populaire, mais maintenant qu’on me l’a rappelée, je me demande si elle est exacte et si oui, pourquoi ? Réfléchissons-y un peu.


1. Première réflexion

               Sur le moment, j’ai bien sûr fait appel à mes propres connaissances. Je sais qu’un nuage n’est rien d’autre qu’un ensemble de gouttelettes d’eau liquide ou de cristaux de glace (et non pas de vapeur d’eau) assez légers pour rester en suspension dans l’air. C’est justement leur regroupement qui les fait s’alourdir et finalement tomber sous forme de pluie, de grêle, de neige…

               Je me suis dit que il tombait de la neige simplement quand la température était en-dessous de zéro, et de la pluie (ou au moins de la pluie verglaçante) au-dessus. Je mets de côté la grêle, qui peut très bien tomber en plein été, et je sais aussi qu’il peut y avoir de la neige à des températures légèrement supérieures à zéro, tout simplement parce qu’elle n’a pas eu le temps de fondre en tombant.

               Soit, mais du coup, pourquoi il ferait trop froid ? Ma première hypothèse fut qu’un froid modéré ait déjà forcé les nuages à tomber en grossissant les cristaux, et donc que même s’il fait encore plus froid, aucun nuage ne reste. Je n’étais pas vraiment sûr de moi, surtout parce qu’il me semblait que la taille des cristaux ne dépendaient pas de la température. Il fallait donc vérifier.


2. Première recherche

               Une fois chez moi, petit tour sur notre ami à tous, j’ai nommé Google. Rapidement, je tombe sur ce forum : http://forums.infoclimat.fr/f/topic/21020-temp%C3%A9rature-pour-la-neige/.

               On nous dit, pour résumer, qu’il peut neiger jusqu’à +8°C, mais aussi dans des températures largement négatives ; on parle de -25°C en Sibérie ou au Canada, et en effet, cela est corrélé avec ce que j’ai pu voir à la télévision lors de grandes chutes de neige dans ces contrées.

               Bien ! Dire qu’ « il fait trop froid pour neiger » est donc une idée reçue non fondée. À la limite, cette affirmation aurait pu venir de l’observation qu’un vent venu de Sibérie est effectivement très froid, mais aussi très sec (l’atmosphère se chargeant d’eau principalement au-dessus des océans).

               J’aurais pu m’arrêter là. Mais il faut toujours vérifier les sources et se renseigner auprès d’autres, au cas où. Et j’ai bien fait.


3. Deuxième recherche

               Recherche un peu plus poussée celle-là, et avec des termes de recherche différents. En l’occurrence, plutôt que me demander « pourquoi il ferait trop froid pour qu’il neige », j’ai posé la question « comment se forme la neige ».

               J’ai alors découvert quelque chose d’intéressant, relayé par de nombreux sites avec plus ou moins la même formulation. Pour qu’il neige, il faut respecter trois conditions :

des températures très basses (inférieures à 0 °C) ;

la présence de vapeur d’eau ;

la présence de minuscules particules volatiles (poussière, sable, cendre, etc.).

Source : Futura Sciences

Ça, ok. Mais il y a aussi quelques précisions, en particulier deux que j’ai retenu :

Si la température de base du nuage est inférieure à 0 °C, ces cristaux grossissent jusqu’à atteindre des tailles de quelques millimètres. Leurs poids les poussent alors à précipiter vers le sol. Lorsque les couches d’air qu’ils traversent sont suffisamment froides (moins de 0 °C), mais pas trop (sinon, il y a formation de grésil), ceux-ci s’agglutinent encore formant autant de flocons de neige.

Source : Futura Sciences

               Ah ! Donc s’il fait trop froid sous le nuage, on se retrouve avec du grésil (des petits grêlons, à ne pas confondre avec la grêle) au lieu de neige. Et aussi :

Plus l’air est froid moins il y a d’humidité dans l’atmosphère. Or nous avons vu que la présence de vapeur d’eau est essentielle à la formation de la neige. Cela explique par  exemple qu’il y ait plus de neige dans les latitudes moyennes qu’aux pôles où il fait trop froid pour avoir de la neige.

Source : ma-meteo.over-blog.com

               Inutile pour moi de vérifier, mes études m’ont appris qu’effectivement, un air froid pouvait transporter moins d’humidité qu’un air chaud. Donc qui dit moins d’humidité, dit moins de nuages, et qui dit moins de nuages, dit moins de neige.


4. Conclusion

               Au final, affirmer qu’ « il fait trop froid pour qu’il neige » est inexact. Il faudrait plutôt dire qu’ « il y a moins de chances qu’il neige avec ce froid ». Car l’air peut être sec ou trop peu chargé en humidité pour former des nuages, ou bien on peut se retrouver avec du grésil.

               J’espère que vous avez-vous aussi trouvé ce travail de recherche intéressant. Ce qui est bien, c’est qu’il y a d’autres questions à se poser dans le même thème : « pourquoi peut-on encore skier avec des températures au-dessus de zéro ? », « pourquoi la neige fond avant le verglas ? » (note à moi-même : il faudrait que je vérifie si je n’ai pas déjà traité cette question sur mon blog…), « et la grêle, alors ? Pourquoi il peut y en avoir en été ? ». Autant de questions dont j’ai déjà au moins en partie les réponses, et dont je discuterai peut-être prochainement !


5. Sources

               Ces derniers temps, je me suis rendu compte de l’extrême importance de donner ses sources. Surtout quand je me suis rendu compte qu’une partie de ce que j’avais affirmé dans mon article sur utiliser 100% de son cerveau était fausse grâce à une vidéo de l’excellent Bruce d’e-penser. Ça m’apprendra à vérifier avant d’affirmer.

Première recherche

http://forums.infoclimat.fr/f/topic/21020-temp%C3%A9rature-pour-la-neige/

Deuxième recherche

http://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/meteorologie-forme-neige-6125/

http://www.futura-sciences.com/planete/definitions/climatologie-gresil-5868/

http://ma-meteo.over-blog.com/article-21074854.html

 

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Kill Team – Rapport n°1

Pour bien comprendre cet article, il vous faut au moins connaître les bases de l’Univers de Warhammer. Ça tombe bien, j’ai fait un article là-dessus. Regardez, je vous le remets encore une fois, au cas où vous l’auriez loupé.

Kill Team est une extension des règles du jeu de figurines Warhammer 40 000 qui permet de jouer des batailles à petite échelle avec une dizaine de figurines au lieu d’armées en comptant plus d’une centaine. Vu que ça faisait 3 ans que nous n’avions pas joué à Warhammer, ces nouvelles règles sont le bienvenu dans mon groupe d’amis. Nous avons pu les tester il y a peu, et j’aimerais vous rapporter la bataille courte mais intense qui s’est déroulée.

Je ne vais pas écrire un rapport de bataille de la manière classique, en décrivant chaque tour de jeu ; à la place, je vais romancer les évènements pour rendre tout cela plus digeste, surtout pour ceux qui ne seraient pas habitués aux mécanismes complexes de Warhammer.

J’agrémenterai mon récit de quelques images trouvées sur internet ; j’aurais aussi pu prendre en photo nos propres figurines et le champ de bataille, mais toutes nos figurines ne sont pas peintes, et même celles qui le sont ne sont pas à regarder de trop près… La peinture n’est pas notre fort, désolé.


 

Le Justicar Polyvalus passa une nouvelle fois en revue ses frères du regard. Ils étaient tous les six serrés, épaulières contre épaulières, dans le Razorback réquisitionné pour l’occasion. Le tank filait à vitesse de manœuvre à travers le no man’s land, tremblant de toutes ses plaques de blindage à chaque fois qu’il roulait sur un débris calciné par les barrages d’artillerie. Et l’Empereur seul savait combien il y en avait, de débris ; en tout cas, les secousses étaient presque ininterrompues.

42-02-razorback

C’est ça, un Razorback.

Le pilote du véhicule, seule autre personne présente en dehors de l’escouade, essaya de détendre l’atmosphère par une plaisanterie.

« Ça va, à l’arrière, les gars ? Vous n’avez pas le mal des transports au moins, rassurez-moi ? Non, mais parce que si l’envie vous vient de dégobiller, prévenez-moi, sinon l’odeur risque… »

« Nous ne pouvons pas avoir le mal des transports. »

Le soldat qui avait sèchement répondu au pilote était le Frère Isaac. Impatient, il vérifiait encore et encore les bénédictions inscrites sur les sceaux de son psycanon. Même pour un membre de l’Astartes, Isaac avait des bras incroyablement musclés, résultat de nombreuses décennies de maniement de son arme lourde.

« En tout cas, désolé pour les secousses, mais la qualité de la route laisse à désirer, et cette nuit interminable n’arrange pas les choses. »

Cette fois, ce fut au tour de Frère Icarus de réclamer le silence. Ami de longue date de Polyvalus, ils avaient souvent combattu côte à côte, le Justicar fauchant ses ennemis de son épée, alors qu’Icarus massacrait à tours de bras autant les xénos que les démons avec ses glaives jumeaux.

Le pilote essayait clairement de se rassurer lui-même. Ceci dit, ses paroles eurent au moins le mérite de rappeler à Polyvalus certains détails sur la mission qui a été confiée à son escouade. La planète où ils menaient cette guerre contre les Taus tournait très lentement sur elle-même, ce qui faisait que la nuit durait presque 48 heures. La température extérieure était par conséquent très variable, allant de 60 degrés en journée jusqu’à 60 degrés en dessous de zéro la nuit.

Mais surtout, cela donnait un étrange rythme aux combats ; alors que la face éclairée était le théâtre d’affrontements permanents à grande échelle, la face ténébreuse était relativement calme en comparaison. Cela dit, le soleil n’allait pas tarder à se lever là où se trouvait l’escouade, et il fallait à tout prix sécuriser les environs avant que les choses ne dégénèrent vraiment.

Ils avaient donc été envoyés pour empêcher l’ennemi de prendre une position avantageuse sur une colline, elle-même surmontée des ruines d’un sanctuaire impérial. Leurs adversaires étant redoutables au tir, il était préférable d’éviter que des snipers s’installent dans les étages encore debout du bâtiment.

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Le bâtiment que nous avons utilisé comme objectif pour notre bataille ressemble comme deux gouttes d’eau à celui-ci.


 

Le Shas’ui Nightmove montait la colline à toute vitesse, aidé de ses répulseurs, et accompagné de ses deux compagnons, eux aussi équipés d’une exo-armure XV25 Stealth. Son Shas’vre lui avait confié la mission de sécuriser la position haute pour y déployer les premières équipes de soutien au lever du soleil. Une équipe de six guerriers de feu et une autre de cinq cibleurs les attendaient déjà là-haut ; leurs ennemis n’étaient eux aussi plus très loin.

42-03-stealths

Exo-armures Stealth Tau

Un seul véhicule blindé ; c’est ce que les éclaireurs lui avaient rapporté. Mais il savait très bien que les impériaux pouvaient cacher des guerriers redoutables à l’intérieur. Ils allaient donc devoir ouvrir cette boîte de conserve à coups d’armes à fusion pour en dévoiler le contenu surprise. Il ne restait plus qu’à écraser les passagers sous le nombre de leurs tirs, et le tour sera joué. En théorie.

Ils arrivèrent en haut de la colline ; les cibleurs étaient en position sur le flanc droit, sur la plateforme où ils avaient été déployés ; les guerriers de feu étaient eux sur la gauche, à l’abri derrière les ruines d’une fontaine. Nightmove donna donc immédiatement l’ordre à ses Stealths de s’élancer dans les restes du bâtiment qui constituait leur objectif principal.

Il n’en restait qu’une façade ; les portes massives de l’entrée tenaient encore miraculeusement debout ; elles étaient closes, et le rez-de-chaussée ne comptait aucune fenêtre. L’étage, par contre, fournissait deux postes de tir avantageux. L’un de ses hommes s’y élança au plus vite, et fut immédiatement accueilli par une rafale de projectiles explosifs, qui heureusement firent plus de dégâts à la structure qu’au soldat Tau à couvert.

Nightmove se plaça à son tour au niveau de la deuxième fenêtre. L’ennemi était arrivé presque en même temps qu’eux, et le tank se dirigeait en vrombissant vers le bâtiment. Son équipe ne perdit pas de temps et répondit à ses tirs.


 

« Je suis en vue du sanctuaire ! Ils y sont déjà ! »

Le Razorback ralenti l’allure, et Polyvalus pu entendre au-dessus de sa tête les bolters lourds sanctifiés ouvrir le feu avec un bruit mécanique. L’assaut ne dura cependant pas bien longtemps ; un premier impact secoua le véhicule, forçant les Chevaliers Gris à s’accrocher à ce qu’ils pouvaient, suivi très vite par une explosion ; le système d’armement du tank avait été soufflé par un tir ennemi, et les dégâts s’étendirent au reste du véhicule, qui s’immobilisa dans un crissement métallique.

« Désolé, les amis, mais je ne vais pas plus loin. »

Polyvalus sortit en premier de la carcasse devenue inutile de leur transport. Il se plaça à couvert derrière un muret, puis fit signe au reste de son escouade de descendre et de rester caché derrière l’épave. Aucune signature thermique au niveau des fenêtres, ni même dans le bâtiment ; probablement que leurs ennemis avaient activé une sorte de camouflage.

Ils ne pouvaient pas rester éternellement immobiles ; Polyvalus ordonna donc à tous ses hommes d’avancer jusqu’aux portes du bâtiment. Mais sur le chemin, des tirs les accueillirent ; leurs ennemis les harcelaient, puis disparaissaient avant que les Chevaliers Gris ne puissent riposter. Le Justicar vit l’un de ses hommes tomber, avant de recevoir lui-même une puissante décharge qui l’arrêta dans son élan d’un coup net.


 

La première phase du combat avait été concluante, mais ils avaient eu l’avantage. Maintenant, les impériaux restants se trouvaient juste derrière les portes du bâtiment, sûrement prêts à leur bondir dessus.

Nightmove demanda à l’équipe de guerriers de feu de s’approcher de leur position et de se tenir à l’affût, prêts à tirer. Les cibleurs couvraient toujours le côté droit. Ils étaient autant prêts qu’ils le pouvaient pour accueillir leurs adversaires.

Ceux-ci ne les firent pas attendre très longtemps. Nightmove fut pris pour cible par une arme lourde sur sa droite, mais cela se révéla n’être qu’une diversion ; les impériaux ouvrirent les portes avec fracas et se ruèrent vers eux.

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Je pense que vous aurez reconnu facilement un Chevalier Gris.

Les tirs d’armes à impulsion fusèrent tout autour des Stealths, qui joignirent leurs propres armes au déluge de projectiles. Les armures de leurs ennemis étaient cependant très résistantes ; un seul s’effondra, un tir ayant par chance atteint un espace entre son gorgerin et son casque. Les deux autres arrivèrent au corps-à-corps avec les exo-armures ; l’un des compagnons de Nightmove se fit proprement tranché en plusieurs morceaux par les lames de son adversaire ; lui-même perdit tout espoir quand l’épée du Chevalier Gris traversa son armure sans aucune difficulté.


 

Quand Polyvalus est tombé, Frère Icarus prit le commandement de l’escouade. Il fallait agir vite, avant que leurs ennemis ne puissent se remettre en position ; il demanda à Isaac de passer sur la gauche pour ouvrir le feu avec son psycanon, puis s’élança en premier, suivi de ses deux frères survivants, à travers les portes du sanctuaire. Ils furent accueillis par un nombre impressionnant de tir, qui eurent raison de l’un d’entre eux ; ils purent cependant enfin riposter et venger la mort de leurs amis ; Icarus, par un mouvement croisé de ses glaives, tua sur le coup l’un des soldats d’élite des Taus, tandis que leur chef tomba sur sa droite, la tête proprement détachée du reste de son corps.

Pendant les quelques secondes que dura sa charge, Icarus pu évaluer la situation. Leurs ennemis étaient bien plus nombreux que ce à quoi ils s’étaient attendus ; même s’ils n’avaient eu aucune perte, ils auraient combattu à plus d’un contre deux. Trois des ennemis étaient équipés d’une protection presque aussi imposante que les armures énergétiques des soldats de l’Astartes ; il n’en restait maintenant plus qu’un.

Icarus retourna se mettre à couvert des tirs, derrière les portes massives. Isaac essaya de le rejoindre, mais une pluie de tirs mortels l’en empêcha ; il en fut de même pour son dernier compagnon, sur le côté droit du bâtiment. Il était maintenant seul.

La mission était clairement un échec. Cela dit, un soldat d’élite ennemi était encore debout ; pour réduire au moins un peu le déshonneur subit par son escouade, Icarus se fixa comme objectif d’emporter cette dernière menace avant de s’avouer complètement vaincu. Ce qu’il fit alors, les Taus ne s’en attendaient probablement pas ; il rouvrit les portes et fonça tête baissée, le fulgurant en avant.

Ses tirs firent immédiatement mouche, et ses bolts creusèrent des trous dans l’armure de son ennemi d’où s’échappa des gerbes de sang xenos. Une fraction de seconde, Icarus fut satisfait d’avoir atteint son but. Une autre fraction de seconde, il put s’apercevoir que la dizaine de guerriers restants braquaient tous leurs armes vers lui. Il lui aurait fallu une fraction de seconde supplémentaire pour agir en conséquence, mais ses ennemis ne lui en laissèrent pas le temps.

Il s’effondra sous le déluge de tir, en plein milieu des ruines du sanctuaire impérial.

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